Spa était au début du XIVe siècle le nom d’un lieu, d’un point d’eau, actuellement le Pouhon Pierre-le-Grand. Le bourg de Spa s’est développé, à cette époque, au sein du plus ancien centre sidérurgique du pays de Liège à l’initiative de la famille Bredar dont Collin de Spa est l’auteur. Le ban de Spa, créé vers 1335, comprenait deux concentrations urbaines, la « vilhe de Creppe » et la « vilhe » de Spas, à deux kilomètres de distance. L’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique qui développa les voies de communication, qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux.

Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique de Spa, on retient celle de « source jaillissante » du latin sparsa « éparse » et « jaillissante » participe passé de spargere, ou, plus simplement, « espace libre » du wallon spâ et du latin spatia, pluriel de spatium. Le nom de la ville est parfois présenté comme l'acronyme de la locution latine Sana Per Aquam ; il s'agit en réalité d'un rétro-acronyme, une fabrication a posteriori d'un acronyme fictif. Spa est devenue une ville renommée grâce à ses sources d’eaux ferrugineuses. Une vingtaine d’entre elles jaillissent du sol spadois.

En 1559 parut le fameux ouvrage de Gilbert Lymborh « Des fontaines acides de la forêt d’Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa ». Il fut traduit en latin, italien et espagnol. En 1547, déjà, Agustino, médecin du roi d’Angleterre, Henry VIII, séjournait à Spa et contribua à faire connaître les eaux de Spa. Les bobelins européens sont alors de plus en plus nombreux à Spa. En juillet 1565, la petite noblesse des Provinces se réunit à Spa sous prétexte d’y prendre les eaux. C’est dans l’hôtel « Aux Armes d’Angleterre » qu’elle se met d’accord en vue de s’opposer aux édits de Philippe II, austère et intolérant ; c’est l’historique « Compromis des Nobles ». En 1654, le séjour de Charles II d'Angleterre à Spa apporte une renommée encore plus grande. Dès 1699, un système postal est mis en place entre Spa et l’extérieur.

C’est au XVIe siècle que l’on peut situer le développement de l’attrait de Spa pour ses sources d’eaux minérales de boisson thérapeutiques. Des quelques bobelins s’y rendant en cure à la fin de la Renaissance au Café de l’Europe du XVIIIe, ce sont toujours ces eaux de boisson qui ont fait la première renommée internationale de Spa. Parmi les plus prisées, citons celles des sources de la Sauvenière, de la Géronstère, du Tonnelet.

Aujourd’hui toujours, une vingtaine de sources aux vertus différentes coulent à Spa dans le centre-ville comme dans les forêts avoisinantes. Dès le XVIe siècle cependant, Spa a exporté ses mêmes eaux de boisson et Spa Monopole, faisant partie du groupe Spadel, poursuit cette activité avec un succès certain au XXIe siècle, exploitant trois sources aux caractéristiques différentes : de la Reine, de Barisart et Marie-Henriette(source: wikipédia)